1. Pour la présidentielle :
Pendant la campagne électorale, les attaques de la droite continuent et s’amplifient : plans de licenciements massifs, expulsions des sans papiers, attaques contre le Code du travail, mesures et projets racistes au nom d’une « identité nationale » qui accentue le rapprochement avec le Front National, etc.
La percée de Bayrou, fausse nouveauté, vrai faux nez de la droite, met en
évidence le rejet de l’Etat-Sarkozy, comme la méfiance envers la candidate du PS.
L’absence d’alternative à gauche ouvre ainsi la voie à toutes les aventures ou compromissions.
Le Pacte présidentiel de Ségolène Royal ne répond pas aux exigences de la situation.
Tout cela montre la nécessité d’une alternative unitaire de transformation sociale à même de répondre aux aspirations populaires exprimées dans les luttes et dans les urnes ces dernières années.
La réunion nationale des collectifs unitaires, tenue à Bobigny les 17 et 18 mars 2007 :
regrette que la gauche antilibérale ne soit pas parvenue à se rassembler pour l’élection présidentielle ;
constate que la responsabilité en incombe aux choix faits successivement par les directions de la LCR et du PCF de diviser le processus unitaire ;
souligne que la candidature de José Bové, soutenue par des forces diverses, est légitime, qu’elle suscite une dynamique militante et citoyenne, et représente un élément de la construction de l’indispensable rassemblement de la gauche antilibérale ;
dénonce la manœuvre anti-démocratique des partis qui ont donné des consignes pour empêcher le parrainage d’autres candidats que les leurs.
La réunion nationale constate que les collectifs locaux de la gauche antilibérale ont fait des choix divers pour le 1er tour de l’élection présidentielle. Il leur appartient de définir les modalités de leur engagement dans la période électorale.
Elle mandate la coordination nationale pour maintenir le cadre commun des collectifs et prendre toutes les initiatives possibles en vue de favoriser le rassemblement de la gauche antilibérale.
2. Pour les législatives :
2.1 Notre objectif est de présenter une candidature unitaire de la gauche antilibérale dans le maximum de circonscriptions sur la base de textes de référence :
Texte Ambition-Stratégie...
Ce que nous voulons (les 125 propositions) .
La précision, qui figure dans l’introduction du texte adopté le 21 janvier, (extrait) :
4) La candidature de Ségolène Royal qui accentue le caractère social-libéral de la campagne du PS, tourne le dos aux exigences
populaires et aggrave le divorce entre la colère sociale et l’offre
politique. Son orientation sociale-libérale démontre l’impossibilité
d’envisager un accord gouvernemental ou parlementaire avec le PS. Sa
direction joue sur le réflexe « ne pas recommencer le 21 avril 2002 »
et tente de culpabiliser les électeurs anti-libéraux, alors que ce
n’est pas la multiplication des candidatures anti-libérales en 2002 qui
a causé l’échec de Jospin, mais le bilan de la gauche plurielle.
2.2 Ces candidatures unitaires de la gauche antilibérale ne peuvent résulter que d’accords politiques entre collectifs, comités, réseaux militants (dans leur diversité) et les partis politiques, courants et sensibilités.
2.3 Nous proposons que ces candidatures soient présentées sous un label national commun.
2.4 En cas d’impossibilité d’accord, les coordinations départementales, avec les collectifs locaux, décideront souverainement de présenter ou soutenir des candidats porteurs de nos exigences, en évitant autant que possible de situations d’affrontements entre antilibéraux.
2.5 Nous proposons que les candidatures présentées par les collectifs et les coordinations soit rattachés à l’Association nationale de financement SEGA.
Rappel : un stage de formation aux problèmes des législatives est fixé, pour la région parisienne, le 31 mars. Il faut s’inscrire au plus tôt de façon à l’utiliser au mieux, à l’adresse du secrétariat : Ausecretariat AT ras.eu.org
3. Au sujet du calendrier et de la préparation des assises
Propositions du secrétariat, adoptées.
3.1 Le calendrier des coordinations.
Il nous semble nécessaire d’ajuster le calendrier afin de tenir compte des conditions de l’activité militante durant les mois qui viennent.
Nos propositions se formalisent sur les dates suivantes :
Le 28 avril (ou les 28 et 29), une coordination de bilan de la présidentielle après le premier tour, permettant en même temps de traiter des questions de répartition des circonscriptions pour les législatives avec les autres forces antilibérales.
Cela peut évidemment permettre de bâtir des coopérations renforcées pour mener à bien les campagnes locales pour les législatives
La date de dépôt des candidatures est le 11 mai.
Le 23 et 24 juin :
Bilan des deux séquences électorales et discussion des perspectives précises pour les Assises.
Le secrétariat :
Il est provisoire et il est donc toujours utile, en lien avec des coordinations, d’en prévoir le renforcement numérique.
Il doit se charger en lien avec les coordinations régionales et départementales des moyens d’information et de discussion en vue de
préparer les échéances.
Le site www.alternativeunit aire2007 doit être utilisé pour toutes les questions au sujet des législatives.
3.2 La préparation des Assises, pour l’automne
Il n’a pas semblé au secrétariat qu’il soit possible de préparer très activement les Assises avant la fin des deux séquences électorales, présidentielle et législatives .
Nous proposons donc que tout cela soit préparé en deux temps :
Qu’un groupe de travail soit désigné lors de la coordination de bilan après la présidentielle (les 28 et 29 avril) et
Que celui-ci présente ses propositions avant la coordination suivante, afin
de préciser en juin les derniers éléments de la préparation et de l’ordre du jour des Assises.
Dans l’immédiat, il doit être fait par le secrétariat un premier recensement des contributions en vue des Assises.
Nous remarquons juste que la base des législatives comme pour la candidature Bové restent et demeurs les 125 propositions, et qu'il n'est plus question d'en changer. Ben bravo ... C'est fou ce que c'est positif
A priori, rien pour ce qui est de la modification du fonctionnement du rassemblement, qu'une majorité dénonce comme bloquant et hiérachisé.
Au contraire, il y a l'idée de renforcement du secrétariat (Qui a été coopté et non élu)
Conclusion: Nous n'avons pas le cul sortie des ronces comme disait Machin avec ces connards de pseudo politiques d'operette. Ceci dit, des reactions positives commencent à emmerger ... Enfin ...
Lu sur un forum :
Pourrait-on mettre à l'ordre du jour: prise de parole, l'expérience
prévaut-elle sur le droit à la parole? Et alors comment faire pour que
tous prennent la parole?
Je propose cela car je vois très bien ce qui me gêne dans les réunions:
Comprenez ma gêne quand je constate à quel point je suis loin de tout
ce beau monde politique et même comme souvent je manque des plus
élémentaires savoirs sur le fonctionnement des institutions (ce qui
n'est pas ne bonne chose).
Evidemment par une sorte de fierté j'ai tendance à me taire plutôt que
de dire que je ne comprends pas, de plus je redoute que l'on confonde
manque de savoirs et incompétence, d'autant que cela peut arranger ceux
qui ont l'impression (à tort ou à raison de savoir).
D'autre part, je trouve cela très nuisible car le fait de participer
(pour quelqun qui aurait envie de s'investir) est lié au fait qu'il y a
de la place pour chacun, sinon à quoi on sert?!
Par exemple, à être spectateur de la réussite d'une doctrine pour
guider le peuple sur la voie de la justice! ?
Alors la parole et la participation des personnes, en dehors de toute
appartenance, est liée à une écoute (non empreinte de condescendance, ni
de sentiment de superiorité, oui je suis à la maternelle de la
politique et j'entends y rester!)
il me semble que c'est par la superiorité et les discours de
spécialistes qu'on a confisqué la parole aux citoyens, nous nous sentons
si incompétents devant tant de savoirs, même si force est de constater
que ce beau savoir ne donne pas beaucoup de résultats positifs.
Les citoyens assument un difficile paradoxe, le monde va mal mais "ceux
qui savent dans tous les camps" donnent des réponses indéfiniment
(pleines d'assurance), on a déjà vu que leurs réponses ne fonctionnent
pas mais on a pas d'espace pour le dire. Autrement dit nous subissons le
monde et tous les "savants" comme un fatalité, pour que les citoyens se
réapproprient la parole, donc la citoyenneté, donc le monde, il va
falloir que ces "savants" se mettent en retrait, volontairement, pour le
bien commun.
Ou alors que dans un sursaut de lucidité que les citoyens arrivent à
leur dire, "c'était bien merci, maintenant c'est à nous", là ça relève
du miracle .
Nous ajoutons que le miracle, c'est à nous de le provoquer ...