Et pour cause :
D'abord dans le style : " On vous l’a mis bien profond avec l’ Europe " un p'tit clip eexplicatif vite fait
Et la resultante d'aujourd'hui ... Bravo the Gauche, The gauche de la gauche et nous en passons et des meilleurs ...
EEt le ponpon de ces trompettes de la pseudo gauche de gauche, Attac and co ... Mail reçu aujourd'hui de http://29mai.eu/ :
Depuis le 13 novembre, nous avons contacté à de très nombreuses reprises,
les responsables du Conseil National pour un Référendum (CNR), qui
regroupe plusieurs organisations politiques en faveur d’un référendum sur
le traité modificatif européen.
Lors de la réunion du 21 décembre dernier, à laquelle je me suis rendu à
Paris, il ne m’a pas été donné la possibilité d’exposer notre action,
alors même que mon intervention était prévue à l’ordre du jour. J’ai pris
la parole une première fois, mais il m’a été dit qu’il fallait que
j’attende la fin de la discussion sur le premier point à l’ordre du jour.
La réunion a duré deux heures et demie pendant lesquelles les divers
représentants se sont accordés sur le fait que la bataille politique au
Congrès serait perdue. À la fin de cette discussion, lorsque j’ai repris
la parole, les représentants se sont tout simplement levés et sont partis
! Lorsque je les ai interpellés, Pierre Khalfa de Solidaires, m’a répondu
qu’il m’avait déjà entendu lors de mon intervention de 5 minutes, au
meeting unitaire du 6 décembre dernier à Montpellier.
Ils sont donc sortis de la salle… Sans explications ! Ils n’ont pas voulu
entendre ce que j’avais à dire : A croire soit que nous sommes quantité
négligeable, ou que leur décision était déjà prise.
Ce jour là, il a été évoqué la date du 3 janvier pour une nouvelle
réunion, pendant laquelle nous escomptions bien, cette fois-ci, nous faire
entendre, Pour cela, nous avons envoyé à TOUS les représentants du CNR, un
mail extrêmement précis, leur demandant de nous relayer auprès des
pétitionnaires et de prendre position officiellement sur notre action.
Que penser du fonctionnement interne du CNR lorsque l’on sait que
certaines personnes, critiques par rapport à sa position et susceptibles
d’appuyer notre action, n’ont pas été informées de la date de la dernière
réunion du 3 janvier et n’ont donc pas pu s’y rendre ? Que penser
également du fait que nous n’avons à ce jour, aucune réponse, malgré nos
demandes répétées ? Ainsi, nous n’avons jamais pu défendre notre projet.
Force nous est de constater que le CNR a délibérément décidé de nous
ignorer et refuse de relayer notre initiative auprès des 62 000
pétitionnaires
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L’association ATTAC, membre du CNR, ne souhaite pas non plus soutenir
officiellement notre initiative. Au moins nous a-t-elle fait connaître ses
raisons.
Voici le courriel de F. Viale, suite à la décision du bureau national
d’ATTAC, reçu mardi 8 janvier 2008.
« Bonjour,
Le bureau d'Attac ne souhaite pas soutenir l'initiative de la plainte
devant la CEDH.
En effet, nous ne souhaitons pas donner à une cour de justice
l'opportunité de statuer sur une question politique (le recours au
référendum) : elle n'a aucune légitimité pour cela, et nous ne voulons pas
la lui conférer en lui demandant de trancher cette question.
De plus, la probabilité est extrêmement élevée que la Cour saisie dise que
la demande n'est pas fondée : ainsi, nous aurions donné la possibilité à
Sarkozy d'exploiter politiquement cette défaite en disant que même la CEDH
ne le blâme pas de n'avoir pas eu recours au référendum.
En somme, nous ne pensons pas que cette initiative aboutisse à ce à quoi
elle vise.
Cordialement,
Frédéric Viale »
Le 8 janvier, M. J-M. Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée
Nationale a déclaré que le PS ne se rendrait pas au Congrès, favorisant de
fait l’adoption de la révision préalable à l’adoption du traité de
Lisbonne, puisque celle-ci nécessite les 3/5 des voix exprimées et non pas
des votants.
Cela signifie que si un seul député PS s’abstient de se rendre au congrès,
le groupe UMP aura la majorité nécessaire pour adopter seul la révision.
*** L’échec de la voie politique est donc
patent. ***
Nous nous trouvons dans une situation où nous n’avons absolument aucune
possibilité de nous exprimer politiquement. Le Parlement est verrouillé
par les partis. Les partis, UMP et PS, main dans la main, ont décidé de
soustraire l’Union Européenne à toute critique ou expression démocratique.
Certains nous ont fait remarquer, comme ATTAC, que cela revenait à
constater la défaite du politique face au juridique. Et beaucoup pensent
que le référendum est une question strictement politique. Je pense au
contraire que le référendum n’est pas qu’une question politique, pour deux
raisons :
-la première raison est la suivante. Imaginez un candidat aux élections
qui fait bourrer les urnes par ses partisans. C’est de la politique. Mais
c’est aussi et surtout un délit. Imaginez un dictateur quelconque qui
refuse d’organiser des élections au terme de son mandat. C’est de la
politique. Mais c’est aussi une dictature. La politique obéit à des règles
de droit, des règles constitutionnelles (enfin, quand les politiques ne
s'assoient pas sur ces règles).
Le gouvernement viole l'esprit de la Constitution en n’organisant pas de
référendum. Il existe une règle de base de la démocratie, protégée par
l’article 3P1 de la CEDH qui oblige d’organiser des élections. Les règles
qui organisent notre démocratie sont détournées de leur but. Confier la
ratification au Parlement vise à soustraire l’Union européenne du champ de
la démocratie pour laisser cette question aux “professionnels” de la
politique. Pourtant, l’Union européenne change nos vies, nos emplois, nos
services publics, dans une direction exclusivement capitaliste et
néolibérale. Véritablement comme le disait Margareth Thatcher à la fin des
années 80, grâce à l’Union européenne “There is no alternative” (TINA).
- la seconde raison pour laquelle la plainte est importante, c’est que
dans le système politique actuel verrouillé par l’UMP et le PS, nous
n’avons pas de moyens de nous exprimer. Faut-il rester dans le champ
strictement politique alors que ces deux partis se moquent du peuple de
façon éhontée ? Encore une fois, comment jouer alors que l’adversaire ne
respecte pas les règles du jeu ? Le CNR sait parfaitement que sa
stratégie politique ne réussira pas, il le sait d'autant qu'une partie de
ses membres sont issus de partis politiques. Il suffit qu’un seul député
PS s’abstienne de se rendre au congrès ou vote en faveur de la révision
pour que cette stratégie échoue. C’est objectif, mathématique et certain.
Alors qu’avons-nous à perdre à engager cette plainte. Si le CNR nous avait
soutenu, à l’heure actuelle, il y aurait non pas 710 plaintes confirmées,
mais plusieurs milliers. Il serait politiquement très difficile pour la
CEDH de nous donner tort.
Je pense donc que si la CEDH déclarai la plainte irrecevable, ce serait
très largement la responsabilité du CNR qui n’aura pas voulu se battre
becs et ongles avec tous les moyens à sa disposition pour obtenir ce
référendum.
De quel droit le CNR décide-t-il à la place des pétitionnaires de ce
qu’ils doivent savoir ou ne pas savoir ? Tout ce que nous demandons, c’est
que ces pétitionnaires soient informés de l’existence de la plainte
collective, afin qu’ils puissent se joindre au mouvement s’ils le
souhaitent. Mais apparemment, les bergers du CNR savent ce qui est bon
pour leurs brebis…
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Pour parler des gens qui cette fois agissent concrètement, nous vous
annonçons qu'un recours va être déposé au Danemark contre la décision du
gouvernement danois de ne pas convoquer de référendum. Vraisemblablement,
encore des utopistes qui n'ont rien compris à la politique ! La question
d'autres recours se pose également en Allemagne et en Suède, nous vous
tiendrons bien sur au courant de la suite de ces initiatives.
Pour 29mai.eu, Guillaume Zambrano (pétitionnaire CNR), Laure, et Francis